
Qui suis-je ?
Certaines âmes naissent dans la tempête. Non par punition, mais par choix.
La mienne en faisait partie, voici mon histoire, celle qui fait la personne que je suis aujourd'hui.
Dès mes premières années, j'ai grandi dans la violence.
Un beau-père alcoolique, une mère alcoolique et perdue dans ses propres blessures, des blessures qu'elle avait elle-même héritées. Dans ma famille, certaines choses se transmettaient en silence, de génération en génération. Des douleurs que personne n'avait su nommer, ni guérir. Et moi, j'en étais le dernier maillon.
Toute petite, j'ai subi des abus. Vers mes 4 ans. Mon corps portait tout ça sans pouvoir le dire.
À 4 ans et demi, j’ai été placée en famille d'accueil, afin de me protéger de l'environnement maltraitant dans lequel j’évoluais.
Puis, à 5 ans et demi, mon beau-père s'est suicidé. Cet événement a été un choc brutal et violent pour moi. J’ai alors ressenti un très fort sentiment de solitude qui a débouché sur une profonde dépression.
Et quelque chose s'est éveillé en moi ce jour-là.
Une question que je n'arriverais plus jamais à faire taire :
Qu'est-ce qui se passe quand quelqu'un meurt ? Où vont les âmes ? Y a-t-il une vie après la mort ? Pour moi, c'était impensable que la mort signifie la fin de l'existence.
Pourtant dans ma famille d'accueil tout le monde était cartésien, on me répétait qu'il n'y avait rien après la mort et qu'il fallait que j'arrête de me questionner.
Dès ce moment, j'étais profondément attirée par ce qui existe au-delà du visible, par les défunts, par cette frontière entre les mondes visibles et invisibles que je ne comprenais pas encore mais qui m'appelaient déjà. Mon âme était déjà appelée à chercher des réponses et à comprendre ce qui se passait de l'autre côté du voile.
De plus, j'ai développé différents troubles à cause de la maltraitance, du stress et de la dépression, tels que des troubles du sommeil, des troubles alimentaires, des TOC, du mutisme sélectif. Je ne mangeais presque rien, si peu que je n'avais plus la force de marcher normalement.
Mon corps, lui, continuait de porter toute cette souffrance que je ne pouvais pas exprimer. J'ai trouvé à l'époque une solution pour calmer la souffrance émotionnelle : la souffrance physique me permettait un instant d'oublier ma détresse, donc dès qu'une tristesse trop intense ou une frustration était présente, je me scarifiais.
De plus, je m'étais construit un monde imaginaire immense, un refuge intérieur où personne ne pouvait m'atteindre. Et face aux hommes, je me taisais, un mutisme sélectif profond, une façon pour mon corps de se protéger et de réagir face à la peur que je ressentais en présence d'hommes.
Certaines expériences troublantes ont commencé à apparaître, notamment la nuit.
À 6 ans et demi, j'ai quitté mon corps pour la première fois tout en étant consciente.
Je me réveillais en pleine nuit, puis je m'apercevais que je flottais dans la chambre au-dessus de mon corps, terrifiée, j'étais convaincue que j'étais morte. Je criais en pleine nuit pour appeler ma famille d'accueil, lorsque je lui expliquais ce que je venais de vivre elle, riait et ne comprenait pas ce que je vivais. De mon côté, je ne savais pas encore mettre de mots dessus. Ce que je comprends aujourd'hui, c'est que ce n'était pas une anomalie. C'était une sortie hors du corps.
L'adolescence a été une période de transition intérieure.
Vers 16 ans, après avoir découvert la sophrologie, j'ai commencé à ressentir les énergies autour de moi et dans mon corps. Un début de reconnexion à moi-même, timide mais réel. Ma clairvoyance a commencé à se débloquer à ce moment-là, j'ai commencé à voir des couleurs autour des gens. Du jaune. Du vert. Du rose. En marchant dans la rue mes perceptions ont commencé à changer. Puis une phrase a tout bloqué : « Tu dois avoir un problème aux yeux ». Cette phrase a bloqué net ce début de clairvoyance. Ce n'est que bien plus tard que j'ai compris : je percevais les auras.
Ces dons n'étaient pas arrivés de nulle part, ils avaient toujours été là, enfouis sous les couches de douleur, attendant que je sois prête.
C'est aussi durant cette période que j'ai développé une passion profonde et dévorante pour tout ce qui touche à l'ésotérisme, les âmes, l'invisible, les mondes subtils. Pas comme un simple intérêt. Comme un appel. Comme si une partie de moi savait déjà où elle allait.
Entre mes 18 et 23 ans, quelque chose s'est ouvert en grand.
J'ai commencé à méditer intensément. Des heures. Des week-ends entiers parfois, plongée dans le silence, à l'écoute de ce qui se passait en moi et au-delà de moi. La méditation n'était pas une pratique, c'était un espace où je me retrouvais enfin. Où le bruit du monde s'effaçait et où quelque chose de plus grand que moi pouvait se faire entendre.
Vers 20-22 ans, ces plongées méditatives m'ont amenée à revivre ce que j'avais connu enfant sans le comprendre : des sorties hors du corps. Certaines ont mal tourné au point d'arrêter la méditation pendant plusieurs mois.
Puis ma mère est décédée. J'avais 20 ans.
Avant qu'on me l'annonce officiellement, je l'ai su. Je l'ai sentie. J'ai senti une présence et je me suis dit « ça y est, ma mère est décédée ». Mon mental a essayé de me faire douter, de me dire que c'était n'importe quoi. Le lendemain, un appel de mon frère a confirmé que ce que j'avais ressenti était bien réel, il m'appelait pour m'annoncer son décès. Ce moment a tout confirmé, ce lien que j'avais avec l'invisible n'était pas une imagination. Ce n'était pas une coïncidence. C'était réel, profondément réel.
Cette femme qui m'avait tant fait souffrir, je l'ai sentie partir. Pourtant je n'avais plus de contact avec elle depuis plusieurs années. Et dans ce moment étrange mêlant douleur et clarté, quelque chose s'est définitivement ancré en moi : ce que je ressentais était réel et non l’invention de mon imaginaire.
À 23 ans, un diagnostic a tout éclairé.
J'ai appris que j'avais un TSA — un trouble du spectre autistique. Que mon cerveau fonctionnait différemment. Que toutes ces années où je n'arrivais pas à rentrer dans les cases, où je ne comprenais pas pourquoi les relations étaient si difficiles, où je gérais mes émotions si difficilement, tout ça avait un nom. Ce n'était pas une faiblesse. C'était simplement ma façon d'être au monde. J'étais plus sensible, au bruit, aux sensations physiques, aux odeurs. Cette sensibilité accrue au monde m'obligeait à prendre du temps pour me couper et me reconnecter à mon monde intérieur. Je crois que cette façon différente de percevoir le monde a aussi toujours été une porte vers l'invisible.
Aujourd'hui, je comprends le fil conducteur de toute mon histoire.
La petite fille qui quittait son corps est devenue une femme qui voyage entre les mondes pour ramener de la lumière, ramener les parts d'âmes perdues. Celle qui s'est tue pendant des années est devenue celle qui transmet des messages, qui capte l'invisible. Celle qui a porté des blessures vieilles de plusieurs générations est devenue celle qui aide à libérer ce que les âmes traînent sans le savoir.
Je ne suis pas médium “malgré” ce que j'ai vécu. “Je le suis à travers tout ça, toutes ces expériences, même douloureuses, ont forgé la personne que je suis aujourd'hui.”
“Étoile de l'Âme” est né de ce chemin entier, pas d'un livre, pas d'une formation, mais d'une vie traversée jusqu'au bout.
À toi qui sens que quelque chose en toi cherche à s'éveiller, à se libérer. À toi qui portes peut-être des douleurs qui ne sont pas entièrement les tiennes. À toi qui sais, au fond, que ta vie a un sens plus profond que ce que tu en vois aujourd'hui.
“Tu n'es pas perdu·e. Tu es en chemin.”
Et moi, je suis là. Pour éclairer tes parts d'ombre, t'aider à te connecter à ton âme.

Si mon histoire résonne en toi, je serais heureuse de t'accompagner sur ton chemin